À propos

Je me sens trop jeune pour écrire ma biographie… Même brève.

Dans mon esprit il faut avoir eu une vie bien remplie qui vaille la peine d’être dépeinte pour en faire un recueil dans l’espoir de susciter un minimum d’intérêt. Et pourtant, je pense à Mozart qui du haut de ses dix ans, avait sans doute déjà bien plus de choses à raconter que certains retraités centenaires. En fin de compte l’âge ça ne veut rien dire et toute vie mérite d’être entendue, alors pourquoi ne pas raconter brièvement la mienne, brièvement ou non d’ailleurs.

Je me présente, Daphné Madec, un bout de femme de 26 ans qui entreprend de réaliser avec optimisme son rêve d’enfant, à savoir, raconter des histoires.

C’est après un stage d’écriture aux alentours de mes 12 ans que je déclarais vouloir devenir écrivain quand je serais plus grande. Le projet était risqué et de nombreux obstacles se dressèrent devant moi au fur et à mesure des années.

À commencer par un léger désintérêt pour la lecture, l’école ne m’aidant pas à apprécier cette activité, je portais en revanche bien plus d’attention aux bandes dessinées dont les collections de mon père regorgeaient à la maison. Ma dyslexie et mon manque de confiance en moi devenaient également un frein à mes ambitions.

Toutefois je ne désespérais pas, il me fallait seulement trouver un moyen de contourner le problème. Il se trouve que je me débrouillais assez bien en dessin. Ma mère est peintre et par mimétisme la fibre artistique m’a enveloppé comme une douce couette réconfortante en hiver. Le dessin, une autre de mes passions. Pourquoi ne pas allier les deux, car en fin de compte une image est parfois bien plus parlante qu’un paragraphe de mille mots.

Encouragée par ma sœur, je m’essayais à la BD et très vite un nouvel objectif était né. J’entrepris des études d’arts et quittais mon foyer de banlieue parisienne pour m’installer à Lyon. Je passais deux années à l’école Émile Cohl puis en changeais pour une autre : L’EDAIC. Au cours de la première année dans cette école, l’un de mes professeurs, Frédéric Multier, devint pour moi une sorte de mentor. C’est dans une atmosphère positive et enthousiaste que je découvris les possibilités qu’offre l’animation. Non seulement je pouvais raconter mes histoires en images, mais en plus il m’était possible de les faire bouger et les mettre en action.

C’est aussi dans ce même établissement que je repris des cours d’écriture et redécouvris avec bonheur cette passion de jeunesse. Et contrairement à la jeune fille que j’étais, cette fois-ci je me sentais davantage confiante et déterminée à réussir. Toutefois, je ne voulais pas laisser de côté l’animation, j’aime le monde de l’image et il est important pour moi de trouver un moyen d’allier les deux. Pourquoi ne pas me diriger vers le scénario ?

C’est ce que j’ai tenté de faire ces deux dernières années. J’ai eu deux très riches expériences en studio d’animation pour des projets de dessins animés pour enfants, entourée de personnes bienveillantes qui semblaient avoir percé le secret de la potion de jouvence. En parallèle je tentais d’apprendre à écrire des scénarios, mais du temps me manquait et ma progression était lente.

Une bonne étoile a certainement entendu ma détresse et a attendu la fin de mon contrat pour déclencher une pandémie mondiale pour me laisser du temps pour m’instruire et écrire à ma guise. Je n’en demandais pas tant, mais pourquoi se plaindre. Je ne prétends pas aujourd’hui égaler J. K. Rowling, en revanche, je pense avoir assez de courage pour exhiber ma plume au public

Ainsi me voilà aujourd’hui avec l’idée d’exposer à qui voudra bien me lire, les histoires qu’il me tarde de raconter depuis ma plus tendre enfance. Cela ne veut pas dire que mes textes seront forcément des histoires pour enfants ou uniquement des scénarios. Si vous souhaitez vous faire idée de mon univers en image, je vous invite à découvrir mes illustrations sur Instagram et mes animations sur YouTube, mon book animation s’y trouve. Vous pourrez y découvrir une petite série réalisée après mes études, sur les tribulations fatales d’un poisson rouge, je n’en dis pas plus.

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